Les méconnues du 20è siècle : Jean Harlow

Publié le par Daniel LESUEUR

Disparue à 26 ans, elle tourna dans une trentaine de films et laissa l'empreinte indélébile de... la blonde platine marquée par le drame.

Harlean Carpenter est née en 1921. La séparation de ses parents et le départ du domicile conjugal de son père lorsqu’elle n’avait que neuf ans la marquent profondément, au point que dans ses relations amoureuses elle sera sans cesse à la recherche d’un « père », se jetant dans les bras d’hommes systématiquement plus âgés qu’elle, et notamment Paul Bern, de son vingt ans son aîné, et William Powell, de trente ans son aîné.

C’est sa mère qui veut qu’elle devienne actrice

A partir de 1926, sa mère Jean, remariée, lui impose d’apprendre à danser le tango et la valse. Afin de quitter cette famille recomposée et étouffante, Harlean est prête à se marier avec le premier venu… ce qu’elle a bien l’intention de faire, à 16 ans, avec un banquier de 21 ans. Mais la mère d’Harlean parvient à les séparer.

Désespérée, elle traîne dans les bars.

Elle remarque qu’elle n’a pas grand mal à faire tourner la tête aux hommes et va jouer de son indiscutable sex-appeal pour décrocher ses premiers rôles au cinéma. Elle choisit pour pseudonyme le nom de jeune fille de sa mère, Jean Harlow.

Le tandem comique Laurel & Hardy présente l’attirante blonde à Howard Hugues qui craque littéralement sur « cette fille qui est la créature la plus sensuelle apparue à l'écran depuis un certain temps » comme l’écrit le magazine Variety.

Naissance du cinéma parlant

Cette révolution dans le monde du cinéma constitue pour Jean la chance de sa vie : elle récupère au pied levé le rôle de covedette dans « Hell’s Angels » (« Les Anges de l’enfer », 1930), rôle prévu à l’origine pour Greta Nissen, actrice aujourd’hui oubliée dont la voix et l’accent guttural ne convenaient pas du tout au rôle.

Sa beauté fait oublier ses maigres talents d’actrice

Le public est subjugué mais la critique assassine ! Chaque nouveau rôle –et ils sont nombreux !- déclenche un torrent de haine :

- " On ne peut pas qualifier Jean Harlow de bonne comédienne. Elle se montre tristement suffisante, mais contribuera probablement au succès du film auprès du public masculin, grâce à la profondeur de ses décolletés et à la minceur de ses parures"

Le film qu’on n’oubliera jamais et qui lui vaut son surnom : « Platinum Blonde » de Capra en 1931.

Sa vie privée : un naufrage !

Alors qu’elle est fiancée à Paul Bern, son médecin lui annonce qu’elle est stérile. Ce n’est pas suffisant pour rompre les fiançailles. Le mariage est célébré en 1932. Il sera de courte durée. Son mari était affecté d’une défaillance physique Bern, doté d’un tout petit sexe, était impuissant et pensait benoîtement qu’épouser la femme la plus bandante d’Hollywood pourrait y remédier ! Hélas, au cours de la nuit de noce, en découvrant l’engin, Jean éclata de rire… Un éclat de rire qui allait la mener à sa perte ... à suivre

Les méconnues du 20è siècle : Jean Harlow

Publié dans CINEMA

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article