Les méconnues du 20è siècle : Diana Dors (1931-1984)

Publié le par Daniel LESUEUR

La célèbre actrice Diana Dors aurait commencé comme modèle nu au Camera Club et y serait restée jusqu’en 1951. Elle s'entretiendra avec Albert Pierrepont, le bourreau bourru qui mena Ruth Ellis au tombeau, avant d'incarner le rôle d'une meurtrière qui va être pendue dans « Yield in the Night » (également intitulé « Blonde Sinner »).

Diana Dors disait d'elle-même qu'elle était la plus belle femme depuis Lady Godiva, la beauté anglo-saxonne du XIè siècle qui à cheval et nue aurait sillonné la ville de Coventry pour manifester son mécontentement par rapport aux impôts que son comte de mari prélevait sur la population.

Contentons-nous de dire qu'elle était un clone raté de Marilyn Monroe, dotée d'une poitrine comme la sienne, peut-être même plus opulente (elle tournera dans le premier film érotique en 3D), mais quand même « pas terrible » comme nous pouvons nous rendre compte dans le film « Allez France ! » de Robert Dhéry en 1964.

Elle se nommait en réalité Diana Mary Fluck et n'aurait jamais pu faire carrière sous ce patronyme trop ressemblant à un mot de quatre lettres qui collait bien à sa personnalité : bien qu'Anglaise, elle avait adopté les coutumes hollywoodiennes, particulièrement en ce qui concerne la façon de décrocher un rôle sur pellicule : en couchant avec le producteur du film dans lequel on veut tourner.

Ce n'était pas la seule raison : sa mère n'était pas sûre du tout de l'avoir conçue avec son mari, Albert Edward Sidney Fluck.

Diane choisit donc pour nom d'artiste celui de sa grand-mère, Dors.

Alfred Hitchcock lui fit tourner un moyen métrage ; sa prestation fut si osée que l'épisode intitulé « L'Apprentie sorcière » resta invisible durant des décennies !

Diana figure quand même sur la pochette de disque la plus célèbre du 20è siècle, «Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band» des Beatles (en 1955 elle était la 9è actrice la plus populaire de Grande-Bretagne).

Dennis Hamilton, l'un de ses maris, possédait un petit carnet dans lequel il notait les noms et les numéros de téléphone de filles toujours disponibles pour satisfaire aux envies de ses amis de passage, soit à la campagne, soit à Bryanston Mews, en plein Londres. Les logements d'Hamilton, qui, déjà, disposaient de glaces sans tain, étaient en outre truffés de micros et de caméras dissimulées pour immortaliser les ébats amoureux et les orgies. Jusqu'à preuve du contraire, on n'a jamais entendu parler des enregistrements, audio ou vidéo, qui ont pu y avoir été réalisés.

Diana mourut du cancer à l'âge de 52 ans

Très ébranlé, Alan Lake, son troisième et dernier mari, brûla toutes ses robes de scène avant de se tirer une balle dans la bouche. Sa mort prématurée eut une curieuse conséquence : avant de mourir, Diana avait confié à son fils une feuille de papier au texte crypté permettant d'accéder à sa fortune (deux millions de livres sterling disséminés dans des coffres de diverses banques européennes) ; le code secret, Diana ne l'avait donné qu'à Alan Lake. Des spécialistes de la science forensique découvrirent que ce code, qui utilise le Chiffre de Vigenère, pourrait être décrypté en utilisant dix lettres du nom de l'artiste : DMARYFLUCK. Ensuite... ça bloque ! Depuis, on cherche encore...

Les méconnues du 20è siècle : Diana Dors (1931-1984)

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