Une jeune Française rêvait de rencontrer les Beatles...

Publié le par Daniel LESUEUR

C'est le plaisir d'un journaliste de pouvoir révéler un scoop, un vrai, accompagné des documents qui attestent de son authenticité. Il y a 50 ans, une jeune admiratrice des Beatles habitait à Londres, près de chez Paul McCartney. Ses souvenirs ont traversé le temps. Voici l'histoire vraie d'une jeune Française qui, par quatre fois, a rencontré les Beatles dans les années 60. Notre article est illustré des photos et des autographes des artistes. Des petits bouts de papier d'une grande valeur...

Retour à Londres dans les années 60

Voici ce que nous écrit Christiane, dont nous respecterons l'anonymat, tout en indiquant à nos lecteurs qu'elle réside aujourd'hui dans le sud de la France :

- Je suis née en octobre 1948 à l'Hôtel Dieu sur l'île de la Cité qui est toujours mon point d'ancrage spirituel. Nous étions quatre enfants, très rapprochés, d'où les liens très forts conservés malgré les distances géographiques au fil des ans.

Mais me direz-vous pourquoi la Grande-Bretagne tout particulièrement à cette époque ? Cela est dû, comme souvent, au hasard. Nous étions tous quatre en vacances en auberge de jeunesse à Rimini/Italie, où nous avons fait la connaissance d'un étudiant britannique qui nous donna son adresse à Londres. Toujours à quatre et les vacances scolaires françaises étant très longues, nous les passions soit en Allemagne, soit à Londres où ne sachant plus trop quoi faire au fil des jours.

Mes sœurs eurent l'idée d'aller voir "les Beatles"

De Muswell Hill/Alexandra Palace (nord de Londres)où nous demeurions, il était facile de rejoindre St. John's Wood et la grande maison de Paul McCartney où une poignée de très jeunes fans faisaient le siège (surtout sur le mur d'enceinte - voir photo). Je pouvais entendre des "get off here" provenant de l'autre côté. Mais qui parlait ? Pas la femme de ménage qui sortait promener le gros chien à poils longs ...

Paul McCartney avait plutôt l'air étonné que des gens puissent passer leur temps (du moins quelques heures) ainsi. D'où son expression dubitative.

Mes soeurs et moi étions admiratrices des deux plus grands groupes anglais de l'époque : moi des Rolling Stones, mes soeurs des Beatles. Nous vivions alors à Londres et apprîmes que Paul McCartney vivait dans le quartier de St. John's Wood. Alors nous nous promenions dans le quartier, dans l'espoir de le voir.

La plupart du temps, à la place de Paul, nous voyions... sa femme de ménage, qui sortait promener le chien. Mais....

Miracle !

Christiane poursuit la narration de ses souvenir d'adolescente:

- Le 24 août 1967, nous vîmes enfin Paul passer la grille de sa demeure et il se montra extraordinairement gentil, au point, pour moi, d'accepter de signer au dos d'une carte postale de Londres que j'avais sur moi. Mais nous étions plusieurs à guetter son passage !

Je vous joins, pour la petite histoire, deux photos retrouvées datant de 1967 (Paul McCartney à la porte de la belle maison de St. John's Wood / Londres. La jeune fille blonde de profil est ma sœur Eliane qui, par la suite, a épousé un Britannique de Londres).

Une seconde rencontre en 1968

"Je revis les Beatles en 1968", continue Christiane. "C'était le 13 septembre. Je me souviens de Ringo Starr, très souriant... Les signatures nous furent données à la réception du bâtiment des studios d'enregistrement d'Abbey, lorsque les Beatles en sortaient. Les fans ne s'étant pas montrés trop pressants, Paul McCartney et George Harrison furent très détendus pour nous donner les autographes. John Lennon, lui, refusait de nous donner des autographes. Il ne le fit qu'à l'insistance de Yoko Ono qui lui dit "Oh John, ce sont des gamins, fais-leur ce plaisir". Dans l'entrée du studio se trouvait une porte en verre et, en sortant, John Lennon, l'air déjà agacé, fit rebondir cette dernière sur Yoko Ono qui se fracassa littéralement dessus.

Ce jour-là, j'obtins également la signature de Mal Evans, à l'époque leur road manager.

Je revis les Beatles une troisième fois, le document est signé "Love to Christine", 16 octobre 1968. Et une quatrième fois le 9 avril 1969.

Une jeune Française rêvait de rencontrer les Beatles...
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