L'église, Satan et les démons.

Publié le par Daniel Hubinon

L'église, Satan et les démons.

Retour aux valeurs spirituelles.

Et si la tactique du diable était de convaincre de sa non-existence.

Réalités

Le binôme "Bien et Mal" est présent dans les religions et croyances depuis la nuit des temps, au même titre que : vie et mort, jour et nuit, matière et antimatière.

Concevoir l'un sans l'autre serait sans fondements, ces antagonismes complémentaires sont indissociables et l'homme en a conscience depuis qu'il s'est ouvert à la pensée.

Que nous enseignent les textes "canoniques" et apocryphes? (1)

"Les fils de Dieu (les anges), virent que les filles des hommes étaient belles … après qu'ils furent venus vers elles, … elles eurent des enfants : des héros fameux dans l'antiquité".

"Dieu leur ayant interdit de poursuivre cette pratique, certains refusèrent d'obtempérer. Chassés du paradis, exilés aux enfers le plus beau d'entre eux, Satan, prit la tête de la révolte".

Lors d'un séjour au royaume des ténèbres, le créateur aurait remis à Satan une étoile (le pentagramme) qu'il porte sur le front entre les yeux. Elle est figurée sur plupart des représentations ésotériques du démon.

A la fin des temps, sa tâche accomplie, l'ange noir retrouvera sa place au paradis en remettant l'étoile à dieu.

"Satan et les démons ont été crées bons, ils sont devenus mauvais par la révolte".

"La puissance du diable ne peut dépasser les limites lui imposées par dieu".

"La réalité du mal est un être vivant, spirituel et pervers (Apôtre Pierre)".

"Nous avons à combattre les souverains des ténèbres … (Vatican II)".

"Satan n'est pas le simple produit de l'affabulation humaine, ni le vestige d'un langage culturel primitif (2)".

"Satan n'exerce qu'une influence morale … c'est librement que les pécheurs exécutent ses désirs et font son œuvre".

Dans son énoncé démonologie le concile de Latran (1215) stipule :

"Le diable et les démons sont créatures, du dieu unique, pas substantiellement mauvaises mais devenues telles par leur libre arbitre".

Le témoignage de Jésus

Il cite le démon de manière précise à différentes reprises.

A Simon Pierre il dit "que la puissance infernale cherchera à prévaloir contre l'église".

Dans ses paraboles il attribue à Satan les obstacles rencontrés dans sa prédication.

Quand les romains viennent l'arrêter il déclare que "la venue du prince de ce monde est imminente" (L évangile de Jean).

Le satanisme, une tendance nouvelle

Depuis quelques années on voit apparaitre des "cultes" sataniques, plus ou moins folkloriques, souvent dictés par le malaise et le mal-être d'individus marginaux.

Il importe d'éviter les idées reçues et les généralisations que certains médias colportent sans en vérifier l'authenticité.

Au delà des extrêmes et exagérations (plus ou moins réelles) l'église prend ces résurgences avec lucidité et modernisme.

Rituels des néo exorcistes

De nos jours l'exorciste traditionnel, selon l'image donnée par le cinéma (3), a pratiquement disparu.

L'église ne donne plus à ces rituels l'importance qu'ils avaient dans le passé, sans l'avoir aboli radicalement l'exorcisme reste un "service" pratiqué à la demande.

Le goupillon, la prière, sont remplacés par une "écoute" qui fait de l'officiant un "docteur" de l'âme intervenant, à la demande du patient, lorsque la psychologie et les thérapies scientifiques ont échoués.

Dans le milieu des initiés on affiche clairement "Il ne faut pas voir le diable partout".

Pour ce qui a trait au rares cas susceptibles de relever de la "possession" au sens propre du terme, il existe toujours les rituels anciens à la demande des évêques. Dans ces cas d'espèce la technique à évolué elle aussi, on peut pratiquement parler de psychanalyse appliquée.

Gabriele Amorth, exorciste au Vatican, reconnait pratiquer ces rituels plusieurs fois chaque année.

En Belgique les prêtres "psychanalystes" sont consultés par toutes les couches de la population, dans les cas de mal-être ou de situations extrêmes, quand la médecine ne peut plus rien faire.

Caroline Werbrouck : théologienne et aumônière auprès des hôpitaux, atteste des détresses de notre société qui conduisent de nombreux patients à chercher leur dernier recours dans le spirituel (4).

Conclusion

Des pseudo théologiens affirment que les "écritures" ne permettent pas de prendre position pour ou contre l'existence de Satan et des démons.

Pour eux : "les noms du diable sont des personnifications mythiques qui mettent en évidence l'emprise du mal et du péché sur l'humanité".

Que dire alors du concept même de l'existence de dieu?

Croire en dieu implique de croire au démon.

Aurons nous un jour LA réponse, tout comme pour la naissance de l’univers.

Croyant, athée, agnostique, à chacun de voir et d'analyser les réalités d'une l'église moderne, (en trop lente évolution, malheureusement), avec clairvoyance, lucidité et pragmatisme.

(1)Ecrits non reconnus par les canons de l’Ancien et du Nouveau Testament.

(2) http://www.abbaye-saint-benoit.ch/Bibliotheque/divers/foixtdem.htm

(3) http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=454

(4) http://lesdouze.hautetfort.com/conferences/

Pour en savoir plus :

http://religionoudieu.blogspot.com/2007/05/les-dogmes-catholiques.html

http://www.nouvelordremondial.cc/666-signe-satanique/

Satan

Satan

Pentagramme

Pentagramme

Possession

Possession

Publié dans Mythologie & religion

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Anonyme 11/02/2014 06:54

Les liens valent le détour pour mieux comprendre